La société Bridgeoil exploite aujourd'hui 2 puits de pétrole dans la commune de Nonville dans le sud Seine-et-Marne.

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Elle projette le forage de 10 puits supplémentaires

Une enquête publique s’est terminée le 19 octobre 2020. Des associations locales et des citoyens continuent la mobilisation pour s'opposer au projet et faire entendre leur voix.

Le projet de forage

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Des forages pétroliers
à 69 km de Paris
et 4 km de la forêt de Fontainebleau

L’exploitation du pétrole ?

 

Le derrick

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Le forage nécessite d’installer un derrick de 30 à 36 mètres de haut, qui sert de support aux tiges de forage.

Il reste implanté sur la plateforme de forage le temps du forage d’un puits. Au minimum 2 mois/puits. Soit pour 10 puits au minimum 1 an 1/2.

Pour économiser un montage et démontage fréquent, une présence dans le paysage de plusieurs années du derrick est fortement probable.

 
 

Forage vertical et horizontal

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À l’extrémité de la première tige de forage se trouve le trépan, qui joue le rôle d’une énorme perceuse.

Les forages prévus dépassent les 2000 mètres de profondeur et pourraient dépasser les 2000 mètres horizontalement.

 
 
 
 

Les boues de forage

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“Pendant que l'on creuse le trou, on y injecte en permanence de la boue de forage. Il s'agit d'un mélange d'eau et de particules argileuses stabilisé grâce à différents produits chimiques.

Indispensable au bon déroulement du forage, elle doit être parfaitement préparée. Trop lourde, elle risque de pénétrer dans les réservoirs qu'elle rencontre parce que la pression y est plus faible que dans le trou. Si la boue est trop légère, elle risque de provoquer une éruption incontrôlable et dangereuse.“

Source : Total Foundation

La technique de BRIDGEOIL :
une exploitation par injection d’eau

 

Actuellement 1 puits d’injection est présent sur le site. Il est responsable du pompage de plus d’ 1 milliard de litres d’eau souterraine vers un réservoir d’hydrocarbures…

“Une station d’injection d’eau de gisement comporte deux pompes centrifuges haute pression, d’une capacité individuelle de 840m3/jour à 96 bars, 200 KW. Depuis son ouverture, le puits a injecté 881 243 m3 (au 31 décembre 2018), avec actuellement une injection journalière de 850 m3.”

source : Bridgeoil

Les risques

 
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Une menace directe pour l’eau potable de 300.000 Parisiens

Selon leur propre rapport, Bridgeoil déclare que :

“Les impacts sur les eaux souterraines sont jugés moyens à faibles. ”

Le fait est que l’exploitation pétrolière chevauche une des plus importantes sources d’eau potable de la région parisienne : “la zone de captage de Villeron” et “de Villemer”.

Gérée par EAU DE PARIS cette source fournit directement par aqueducs plus de 300.000 Parisiens et riverains en eau potable .

Eau de Paris a connaissance du projet et avait rendu un avis “FERMEMENT NÉGATIF  DE CE PROJET, INCOMPATIBLE AVEC LES ENJEUX D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DES PARISIENS ET DES HABITANTS DES COMMUNES DONT LES RESSOURCES SONT IMPACTÉES PAR CES PROJETS” concernant une demande de la même société sur la même exploitation en 2019.

Notons que EAU DE PARIS à déposé une demande de déclaration d’utilité publique du périmètre de ces champs de captages. Bridgeoil n’en tient pas compte dans ses rapports et dossiers.

 
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Un risque environnemental pour les zones humides classées et massifs forestiers protégés

Ruptures d’oléoducs & accidents de camions citernes

Bridgeoil souhaite implanter des oléoducs au plus haut de sa production dans le paysage de la zone.

Une rupture ou une fuite serait une catastrophe écologique sans précédent.

Tout récemment, le 25 janvier 2019, une fuite sur un oléoduc dans les Yvelines a pollué 9 à 12 hectares de prairies (voir l’article paru dans la presse).

Le transport par camions citernes vers la raffinerie s’accélérera au rythme minimum de 10 camions par semaine, chargés chacun de plusieurs dizaines de tonnes de pétrole.

Rapporté sur au moins 15 années d’exploitation, cela équivaut à environ 20.000 voyages chargés de pétrole hautement nuisible pour la santé et l’environnement.

L'implantation dans le paysage des derricks (jusqu’à 50 m de haut) et des oléoducs irait donc de pair avec une augmentation des transports dangereux de camions citernes à 45 km à la ronde : une gêne significative pour les riverains, une catastrophe locale et une menace régionale pour notre santé et notre environnement.

 
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La santé et la sécurité des riverains en danger

Des dégagements gazeux toxiques et un trafic de poids lourds multiplié

Depuis 5 années les riverains de la plateforme de forage se plaignent d’odeurs nauséabondes. Le responsable étant le dioxyde de soufre H2S.

Toxique et très irritant à une dose élevée. Très désagréable même à très faible quantité. Ce gaz peut être senti et donc inhalé à 1,2 km à la ronde.
Cette nuisance, la quantité et la dangerosité du H2S seront théoriquement multipliées par 4 par ce projet.

Jusqu’à aujourd’hui, aucune solution garantissant à 100% une suppression de ce problème n’a été ni apportée, ni approuvée, ni vérifiée.

Le passage de camions citernes incessant sera multiplié par au moins 3. Sans compter les transports par poids lourds des boues de forages, et le trafic engendré par au moins 10 x 2 mois d’activité accrue en période de forage.

Le trafic routier de cette petite commune et toutes les communes avoisinantes s’en trouvera considérablement impacté et ses riverains mis en danger.

L’eau potable des Parisiens menacée

Le projet, localement

En orange, la possible voie d’accès
empruntée par les camions citernes, selon les dossiers de Bridgeoil.

À proximité des forages,

pour le plus grand bonheur des habitants et touristes du bassin parisien, nous trouvons dans un rayon de moins de 10 km de merveilleux refuges naturels, zones de captages d’eau potable, zones humides classées et massifs forestiers protégés.

Ces zones seront donc directement impactées, soit par le bassin versant, soit par la configuration hydrogéologique ou les voies routières. Impactées en cas d’accident pour certains, en permanence pour d’autres.

 
  1. CHAMP DE CAPTAGE DE VILLERON
    Géré par EAU DE PARIS, il contribue à l’alimentation en eau potable de la ville de Paris à hauteur de 300 000 habitants ! (En pointillé aqueduc vers Paris).

  2. CHAMP DE CAPTAGE DE VILLEMER
    Zone de captage d’eau potable classée prioritaire au Grenelle de l’environnement.

  3. ZONE NATURA 2000
    Le site "Rivières du Loing et du Lunain" est un des 5 “site rivière de Seine-et-Marne”.

  4. Marais d’Épisy
    Site déclaré espace naturel sensible.

  5. Plaine de Sorques
    Site déclaré espace naturel sensible - connu pour sa richesse faunistique et floristique remarquable.

  6. La forêt de Fontainebleau
    Classée en réserve de Biosphère par l’Unesco depuis 1998.

Quelques chiffres

 

26

passages de camions poids-lourds par semaine.

Selon Bridgeoil, actuellement 3 camions citernes par semaine transportent le pétrole produit jusqu’à la raffinerie à 45 km. (fermeture de la raffinerie annoncée le 24 septembre 2020).

En passant à 10 puits, cela représenterait en moyenne 4 passages de poids-lourds par jour, sans compter les passages lors des chantiers de forages, ni les camions affrétés pour le retraitement des boues de forage.

800 millions

de litres d’eau,

plus exactement 881 243 m3 d’eau ont été injectés depuis un réservoir d’eau souterraine dans un réservoir d’hydrocarbures, depuis 2013.

Deux pompes à eau sont dédiées à cette tâche et consomment 400 KW/heure. Une année de pompage équivaut à la consommation moyenne annuelle de 30 foyers.

Ces chiffres seront triplés lors d’un passage à 10 puits.

3 millions

d’euros.

Le coût moyen d’un seul puits dédié à l’exploitation pétrolière.

10 puits sont planifiés.

3

emplois
à temps plein sur site en phase d’exploitation.

 

Si vous aussi,
vous voulez attirer l’attention des décideurs, médias et de l’opinion sur ce projet et sur le risques qu’il représente,

Si vous aussi,
vous pensez qu’en vertu des engagements de la France pour le climat, les nouveaux projets d’exploitation du pétrole et les risques qu’ils comportent sont à bannir de nos communes, de nos régions et de notre pays,

Si vous aussi,
Vous pensez que les intérêts des populations locales, des Parisiens et la préservation de notre environnement devraient prévaloir sur les intérêts économiques liés à l’exploitation du pétrole…

… alors une seule chose compte :

 

MAINTENANT !


La dépendance de nos modes de vie et de notre économie aux énergies fossiles est une réalité qu’aucun de nous ne saurait nier. Et nous entendons les arguments en faveur d'une production locale pour répondre aux besoins locaux. Mais face à l'urgence climatique, nous attendons de dirigeants et de nos entreprises de faire preuve de volontarisme politique, de courage, pour enfin faire prévaloir les intérêts des générations actuelles et futures sur les intérêts économiques, et pour investir massivement dans les énergies d’avenir plutôt que dans celles du passé.

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